La France, une puissance électrique mondiale

Bien que la capacité de production ne soit pas le meilleur indice de la taille d’un producteur d’électricité, car elle ne prend pas en considération les autres actifs à l’exemple des réseaux de distribution et de transport et l’activité de commercialisation ou de trading, l’on ne peut pas nier qu’elle demeure un critère très important. De ce fait, on peut dire sans risque de se tromper que la France occupe une place de choix en matière de production électrique à l’échelle mondiale. Le pays occupe en effet la tête du classement (1re et 2e place) grâce à ses deux principales entreprises que son EDF et GDF Suez. À la première place, on retrouve son entreprise publique EDF (Electricité de France), avec 136,3 gigawatts (GW). La deuxième place est occupée par GDF Suez, avec une production de 107 GW. L’entreprise doit cette deuxième place au rachat de son concurrent britannique International Power (IP).

Le mix énergétique du paysage français

La constitution du futur mix énergétique dans le pays a occupé une place notable dans le débat public ces récentes années, avec l’organisation d’une discussion à l’échelle nationale sur la transition énergétique, qui a abouti au vote d’une loi « de transition énergétique pour la croissance verte » à la période estivale de 2015. Il convient de noter qu’en 2015, les énergies vertes représentaient encore plus des deux tiers de la consommation énergétique globale du pays. Selon certaines statistiques ministérielles, le pays produit seulement près de la moitié de l’énergie primaire utilisée sur son territoire. D’importantes conséquences en découlent donc, et ces dernières pèsent sur la balance commerciale nationale. Les problématiques de sécurité énergétique et de coût de l’énergie demeurent donc des enjeux importants pour la France.

Constitution des mix électrique et énergétique

Production et consommation énergétique en France

La consommation d’énergie verte ou primaire en France métropolitaine a en 2015, atteint 260,5 Mtep (million de tonnes équivalent pétrole). Environ 35 % de cette énergie verte est ingérée dans des processus de transport (pertes par effet Joule par exemple) et de transformation (combustible fossile en électricité par exemple) jusqu’au consommateur final. 162,2 Mtep est l’équivalent de la quantité d’énergie finale restante utilisée en France. Sur ce total, environ 13 Mtep sont utilisées pour leurs caractéristiques chimiques : bitumes, plastiques, etc.

Sur les près de 260,5 Mtep d’énergie verte consommée dans le pays, le ministère chargé de l’Énergie considère qu’environ 140 Mtep ont été produites en 2015 sur le territoire national. Près de 90 % de cette production est transformée en électricité, avec d’importantes pertes de rendement. Il est par exemple estimé qu’une centrale thermique nécessite 2 fois plus d’énergie verte qu’elle n’en rétrocède sous forme d’électricité.

Distribution de la consommation par énergie et par secteur

Au courant de l’année 2015, 45,1 % de la consommation énergétique finale sur le territoire français a été satisfaite par les produits pétroliers raffinés. Pour sa part, l’électricité a compté pour 22,9 % de cette consommation d’énergie, suivie du gaz naturel, à hauteur de 19,1 %.

Durant la même année, le secteur du bâtiment a compté pour 44,9 % de la consommation d’énergie finale (hors utilisations non énergétiques). Les bâtiments résidentiels consomment à eux seuls les deux tiers de cette consommation énergétique. Le tiers demeurant est utilisé par les bâtiments du tertiaire. Les transports constituent également un autre grand secteur consommateur d’énergie, avec 33,1 %. Vous pourrez en apprendre plus ici.