Le poids des centrales thermiques dans la production électrique

Une centrale thermique produit de l’électricité à partir d’énergies fossiles comme le gaz, le fioul ou le charbon. Ces combustibles sont brûlés pour chauffer l’eau contenue dans une chaudière. La vapeur formée actionne des turbines qui en tournant créent de l’électricité. Le courant électrique ainsi fabriqué est transporté par des lignes à haute et très haute tension pour être distribué aux consommateurs.

D’après les derniers chiffres publiés par RTE (Réseau de transport d’électricité), les centrales thermiques en France généraient 25,8 TWh en 2015. Toutefois, la part du thermique est faible et se situe autour de 7 à 8 % de la production électrique de l’hexagone. Mais dans le monde, les centrales thermiques restent la première source de production électrique et d’après les chiffres de l’International Energy Agency Statistics, 67,2% de l’électricité mondiale est issue de centrales thermiques mais leur inconvénient majeur est d’être particulièrement polluant.

Actuellement, la France compte 4 centrales à charbon. Ce combustible équivaut seulement à 1,8 % de la production électrique française, mais son bilan carbone est très mauvais car il est responsable de 25 % des émissions de GES (gaz à effet de serre) du secteur. Aussi, pour relever le défi de la transition énergétique, le gouvernement s’est engagé à fermer les centrales à charbon sur tout le territoire français d’ici 2022.

Les centrales au fioul utilisent de l’énergie fossile et sa combustion contribue à la mauvaise qualité de l’air, toutefois ce type de centrale a disparu du paysage français depuis cette année. En effet, pour répondre aux exigences de la transition énergétique, EDF a décidé de fermer toutes ses usines au fioul avant 2019, une fermeture programmée initialement pour 2023. Après l’arrêt des sites d’Aramon en 2016 et de Porcheville en 2017, la centrale de Cordemais, la dernière en fonctionnement, a vu son unité au fioul cesser définitivement ses activités le 31 mars 2018. L’arrêt de toutes les centrales à fioul a eu pour conséquence de réduire de moitié la capacité de production électrique issue de centrales thermiques en France. Toutefois, l’énergie produite par les centrales au fioul dans l’hexagone était marginale (seulement 0,6% de l’électricité produite en 2015).

Les dernières générations de centrales à gaz sont munies d’une turbine à combustion (TAC). Cette nouvelle technologie permet d’obtenir un meilleur rendement. De plus, le gaz, contrairement au charbon ne contient quasiment pas de soufre et sa combustion n’induit pas l’émission de particules de poussière ni d’odeur. Toutefois, le gaz est un combustible fossile non renouvelable ce qui va à l’encontre de objectifs fixés dans le cadre de la transition énergétique. Autre inconvénient, le gaz naturel est peu répandu l’hexagone, aussi la France dépend des importations pour faire fonctionner ses usines.

Pour diminuer l’impact de l’activité industrielle sur l’environnement, RTE (le réseau de la transition énergétique) propose des mesures efficaces pour lutter contre le changement climatique. Privilégier les modes de production énergétique moins énergivore et moins polluante est l’une des solutions préconisées.